Bonjour à toutes et à tous






" le voyage pour moi, ce n'est pas arriver, c'est partir. C'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c'est demain, éternellement demain"
Roland Dorgelès







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dimanche 27 mai 2012

Derniers jours au Paraguay : Itaipu




17 et 18 Mai 2012

Nous quittons Trinidad et prenons la direction de Ciudad del Este. Très rapidement nous entrons dans la partie du Paraguay dédiée à la culture intensive : canne à sucre, soja, tournesol : ce sont de grands champs qui se succèdent à perte de vue ; la forêt a disparu ainsi que les petites maisons au bord de la route, pour faire place à de grandes exploitations. Encore 100 km et nous voilà dans les faubourg de la grande ville de l'est.

Nous sommes happés par une circulation intense et nous manquons de rater l'embranchement qui mène au barrage d'Itaipu et de nous retrouver au poste frontière ! Nous réussissons à nous extraire du flot de camions, voitures, motos et à obliquer sur Hernanderias et nous arrivons sur le site de visite d'Itaipu binacional que nous voudrions voir avant de quitter le pays.

Il est trop tard pour la visite, mais nous sommes autorisés à passer la nuit sur le parking. Le barrage hydroélectrique d'Itaipu était le plus grand du monde jusqu'à la mise en service de celui des Trois Gorges en Chine en 2006. Construit sur le rio Parana entre 1978 et 1984 conjointement avec le Brésil, il mesure 7,2 km de long et sa hauteur correspond à un immeuble de 75 étages. Il fournit 90 % de la consommation du Paraguay et 25 % de celle du Brésil.
Vue des rampes de déversement du trop-plein (le lac est au-dessus)
En fait, sa visite est un peu décevante (mais elle est gratuite !) : on part en bus jusqu'à un mirador qui permet d'avoir un point de vue global sur le barrage, puis on continue en passant au Brésil, puis sur le barrage lui-même mais sans aucun autre arrêt ! C'est un peu dommage et les photos prises dans le bus ne sont pas terribles (vitres sales!) !

le barrage proprement dit (vue prise du bus)


2 des 18 turbines

le barrage et le lac de retenue

la "forêt" électrique !

Toujours sur le site, un musée intitulé "Musée de la terre guarani" a été ouvert et nous pensions qu'il contenait des œuvres guaranis et retraçait leur histoire mais en fait, il relate l'histoire du Paraguay - en incluant la période pré-hispanique certes, mais bien brièvement. Nous sommes assez déçus ... …
l'entrée du Musée

l'intérieur est ultra moderne


Vue aérienne du barrage (photo exposée au Musée)

Nous n'avons pas trop envie de rester sur Ciudad del Este - nous n'avons rien à acheter (principal intérêt de cette citée) ! - et nous préférons finalement passer la frontière Brésilienne le jour même. Il suffit pour cela de revenir sur la grande avenue qui mène au «Pont de l'Amitié» qui traverse le rio Parana. C'est une véritable foule de véhicules et plus on approche du pont, plus le traffic s'intensifie et tout le long, ce ne sont que changeurs de devises et vendeurs à la sauvette qui interpellent les automobilistes !

sur l'avenue vers la frontière


Avec tout çà, nous avons failli louper la douane paraguayenne : nous nous arrêtons in extremis à l'entrée du pont pour aller faire tamponner les passeports et les documents du véhicule ! Cà y est, le Paraguay c'est fini !


Taxi à cheval dans une rue d'Encarnacion

Nous avons beaucoup aimé ce pays et c'est avec un petit pincement au cœur que nous le quittons ; c'est dommage que beaucoup passe à côté sans le voir car il s'en dégage un grand charme : impossible d'oublier sa terre rouge qui semble donner à la végétation un vert plus intense, les petites maisons de long des routes avec leur cour de terre battue soigneusement balayée, à l'ombre des arbres, où les Paraguayens s'installent pour bavarder en sirotant un téréré …et bien sûr, la grande gentillesse de ses habitants qui nous a beaucoup touchée.

De Villarica aux Missions Jésuites



du 12 Mai au 17 Mai 2012
Nous voulions nous arrêter à Villa Florida sur une plage au bord de la rivière, mais ce n'est pas fait pour Pégase ! Nous continuons donc jusqu'à San Juan Bautista, petite capitale de la province de Misiones ; c'est une petite ville agréable car très aérée avec ses grandes places plantées d'arbres ;

Entrée de la ville

dans une rue

nous nous y promenons et visitons la maison natale d'un guitariste célèbre du début du XXème siècle - que nous ne connaissions pas ! - Agustin Pio Barros Mangoré ; c'est un artiste peintre qui a entrepris la restauration avec beaucoup de cœur et les visites lui permettent de poursuivre ce long labeur !

le fameux guitariste

son portrait par l'artiste propriétaire

Après deux jours sur place, nous poursuivons notre route jusqu'à Santa Maria de Fe à quelques kilomètres. Alors là, le village et surtout sa place centrale sont vraiment adorables ! Comme nous sommes le 14 Mai, jour de la fête nationale au Paraguay - jour de son indépendance vis-à-vis de l'Espagne - nous ne pensions pas pouvoir visiter le petit musée Jésuite et faisons tranquillement le tour du village quand nous rencontrons la guide qui s'empresse de nous ouvrir le Musée ! En fait, en ce jour férié, toutes les petites boutiques sont ouvertes, ce n'est que l'après-midi qu'auront lieu les festivités.

maisons au bord de la grand place

Le Musée a été installé dans une "casa de indios" rénovée sur un des côtés de la place. C'était l'une des plus importantes réductions jésuites fondée en 1630 par un père jésuite français Jacques Ransonnier, mais sur un autre site et installé ici en 1669. Il ne reste plus de cette époque que le bâtiment du musée.

le Musée, une ancienne casa de indios rénovée


Il contient une collection de sculptures qui étaient exposées dans l'ancienne église. Les jésuites enseignaient aux artistes guaranis à reproduire des œuvres européennes ; on peut voir dans ce musée quelques exemples et çà ne manque pas de charme !

statue par un artiste guarani
une crèche


un Christ pour la procession des Rameaux

Nous restons au village pour assister à la célébration de la fête. C'est sympathique car, après les discours des «officiels», ce sont les enfants des écoles qui sont à l'honneur comme «avenir» du pays.

le discours des officiels

les jeunes défilent

et les plus jeunes


les futurs gauchos !

Un tiers de la population a moins de 14 ans !

Par contre, la nuit, ce ne sont pas les singes hurleurs nichés dans les grands arbres qui nous réveillent mais des jeunes venus boire un dernier verre avec musique à fond et grands éclats de rire !

Nous découvrons qu'un botaniste français célèbre a vécu là quelques années, en "résidence surveillée" : il était soupçonné d'espionner au profit de l'Argentine mais a pu continuer son oeuvre avant d'être finalement expulsé.

en souvenir de son séjour ...


Nous faisons une halte le lendemain à Santa Rosa de Lima qui garde également quelques restes de l'ancienne mission jésuite - en particulier, une "casa de indios" sur la grand place -

ancien clocher

la casa de indios toujours habitée sur la grand place

l'hippodrome de Santa Rosa

puis nous poursuivons notre chemin jusqu'à Encarnacion, la grande ville du sud qui fait face à Posadas, de l'autre côté du rio Parana. Du fait de travaux effectués à la centrale hydroélectrique de Yacyreta en amont, le niveau des eaux du lac réservoir a été élevé et la ville basse tout simplement rasée ; une très belle Costanera a été aménagée le long du fleuve et nous sommes autorisés à nous installer là pour la nuit.
 
vue sur Posadas

la nouvelle plage d'Encarnacion

Nous allons faire un tour dans la ville : elle est agréable mais rien d'extraordinaire ; par contre la vue sur Posadas et le fleuve, la petite plage aménagée donne à la ville un petit air moderne. Pour l'instant, il n'y a rien d'autre, mais d'ici quelques années, des cafés, restaurants, hôtels devraient s'y installer.

quartier moderne près de la Costanera

sur la Plaza de Armas

Le lendemain, nous réussissons à nous perdre dans les faubourgs d'Encarnacion ! Finalement, nous finissons par trouver notre chemin et partons en direction des principales missions jésuites du Paraguay : Trinidad et Jésus de Tavarangue où nous en apprenons un peu plus sur leur origine.

Après la conquête, les colons espagnols reçoivent des terres et est instauré le régime de l'encomienda : les indiens travaillent pour le propriétaire qui lui, en échange, les nourrit et les christianise, ce qui s'apparente peu ou prou à un esclavage qui ne dit pas son nom. Ce système ne fonctionnant pas - et pour cause car les indiens s'y soustraient en s'enfuyant dans la forêt qui couvre alors une grande partie du pays - le roi d'Espagne demande aux Jésuites d'intervenir en créant des "Missions" destinées à évangéliser et sédentariser les indiens ; ceux-ci y ont de nombreux avantages : sécurité, nourriture, prospérité.

En règle générale, il n'y a que deux jésuites par missions, les indiens se gouvernant eux-mêmes.  Ils pratiquent l'agriculture et chaque communauté est autosuffisante. Certains aspects culturels tels que la polygamie sont évidemment interdits. Chaque famille reçoit une maison et les enfants sont scolarisés. Une telle situation faite aux Indiens ne pouvait que déchaîner les convoitises : celle des colons espagnols privés de main d'œuvre et celle des marchands d'esclaves brésiliens. Les Missions furent donc fréquemment attaquées et beaucoup durent changer d'emplacement pour vivre en paix. Finalement, une trentaine réussit à s'implanter durablement "les 30 pueblos" qui regroupèrent à leur apogée jusqu'à plus de 100.000 indiens guaranis. Cette "utopie" prit fin lors de la dissolution de la Compagnie de Jésus par le roi d'Espagne en 1767.

Chaque "reduccion" était établie sur le même modèle : une vaste place centrale dominée par l'église, à côté le logement des prêtres et divers ateliers et entrepôts, puis, disposées en rangées, les "casas de indios". Ce sont donc deux parmi les plus importantes et les mieux conservées que nous allons voir.

le clocher de l'ancienne église

Nous commençons par Trinidad, installée sur le site actuel en 1712 : sa grande place centrale avec l'église, le cloitre et les ateliers, les casas de indios disposées en ligne ainsi que l'ancienne église avec son clocher. Autour étaient disposés le cimetière, les jardins et le verger. Les restes de l'église en particulier sont assez impressionnants et permettent de se rendre compte de ce que pouvait être une mission à son apogée.

le choeur de l'église

détail de la façade

et d'une porte

Après une petite pause déjeuner, nous allons jusqu'à Jésus de Tavarangue, tout proche.

l'ancien cloître

l'imposante église

Lorsque les Jésuites ont été chassés en 1767, l'église était en pleine construction : ils avaient prévus un édifice très vaste (70 m de long pour 24 m de large) et ce, pour une communauté qui regroupait environ 3000 guaranis.

les ateliers et entrepôts

restes des "casas de indios"

détail de la façade de l'église

Après une promenade sur le site, nous revenons sur Trinidad où nous passons la nuit, à côté des ruines.

ruines de Trinidad à la nuit tombante

Les deux sites ont été inscrits au Patrimoine Mondial par l'Unesco et tant la restauration que l'entretien sont très soignés.



jeudi 17 mai 2012

De Concepcion à Villarica




du 6 Mai au 12 Mai 2012


Nous arrivons donc vers midi à Concepcion et nous nous dirigeons vers le centre ; c'est dimanche et tout est calme comme dans toutes les villes du Paraguay ce jour-là ; il fait une chaleur tout à fait tropicale et la terre rouge du Paraguay encombre les rues pavées et saupoudre tous les véhicules, … nous sommes vraiment sous les Tropiques ! Nous laissons Pégase à l'ombre puis allons flâner dans la ville ; elle a beaucoup de charme - beaucoup plus qu'Asuncion à notre goût - avec ses maisons peintes de couleurs vives un peu passées et ses rues pavées se terminant en pistes de terre rouge.

Les petites maisons colorées de Concepcion
Petit "snack" en bord de rue

Et surtout, il ne faut pas oublier ces mobylettes et motos pétaradantes qui forment comme un ballet dans les rues ; il semble que toute la jeunesse de Concepcion se régale à tourner sans fin dans les rues !

Le royaume de la moto

Nous allons jusqu'au port sur le rio Paraguay, lieu de rendez-vous et de farniente : c'est vraiment un mini-port avec deux ou trois bateaux d'un âge vénérable dont le barco Aquidaban qui fait le tour jusqu'aux villes du nord Vallemi - Fuerte Olimpo avec marchandises et passagers dans des conditions de confort plus que basiques (hamac sur le pont s'il n'y a plus de cabine de disponible!). Il faut dire qu'autrement ces agglomérations ne sont accessibles qu'après des kilomètres de pistes !
le "vénérable" Aquidaban
le pont et le passeur sur le rio Paraguay

Le soir, difficile de dormir entre la chaleur et la valse des motos dans la ville ! Le matin, nous refaisons un tour dans la partie ancienne, plus animée en ce lundi matin puis nous reprenons la route en début d'après-midi : avec ces chaleurs la campagne est plus agréable.

les différents moyens de locomotion à Concepcion

Vue sur le grand boulevard ... à l'heure de la sieste !

sans commentaire !

Et c'est à ce moment-là que la bouteille de gaz se termine … et nous trouvons à la remplir en chemin, sauf qu'il y a un problème technique et qu'il faut attendre le soir ; nous restons donc sur place à Horqueta pour la nuit.

Les termitières dans les champs

La campagne de ce côté-ci du Paraguay est différente du Chaco et très agréable : très verte, bien sûr, avec forêts et pâturages et doucement vallonnée ; en arrivant vers la frontière brésilienne, ce sont de petits monts rocheux toujours de cette belle couleur rouge qui se détachent sur les plaines verdoyantes ; le seul regret c'est qu'il n'y ait guère d'endroits pour s'arrêter sur le bord de la route ! Nous arrivons ainsi jusqu'au Parque National Cerro Cora (c'est le seul parc national accessible par la route !).

Les cerros de roche rouge

Pour les Paraguayens, c'est surtout un lieu historique et nous avons ainsi appris quelques rudiments de l'histoire du pays, en particulier la terrible guerre de la triple alliance où il a du affronter une coalition Argentine-Brésil-Uruguay ; le conflit a duré 5 ans, ce qui donne une idée de la résistance de ce petit pays face aux deux géants du continent.

Les causes de la Guerra Grande

La guerre s'est terminée à Cerro Cora, avec la mort du Maréchal Francisco Solano Lopez (le dictateur paraguayen) le 1er Mars 1870 au bord du rio Aquidaban. Un grand monument et tout un circuit fait revivre les évènements de cette dernière journée dans un cadre sylvestre et tranquille.

Le rio Aquidaban qui serpente dans le parc
Le monument aux derniers combattants 

Cette guerre (entamée par le Paraguay : quelle folie !) fut une terrible tragédie pour le pays : non comptant d'avoir du abandonner 40 % de son territoire (une partie au profit de l'Argentine et une autre au Brésil), le pays a perdu entre 60 et 75 % de sa population : 80 à 95 % des hommes de plus de 14 ans périrent dans ce conflit ! Les Paraguayens la considèrent comme une guerre d'extermination menée par ses voisins et le Maréchal Lopez est généralement considéré comme un héros mort pour la patrie ...
 …
Hommage du Président Lugo au Maréchal Lopez

De plus, l'économie du pays, jusque là relativement bonne, ne s'en remettra jamais vraiment : endettement, vente de biens publics pour financer la reconstruction, vente d'immenses terrains à de gros investisseurs étrangers, etc ...
 …
Dans une allée du parc

Mais nous voilà bien loin du Cerro Cora où nous nous promenons le long des sentiers : dommage que le balisage ne soit pas aussi précis que chez nous, car nous avons eu un peu peur de nous égarer, d'autant que nous sommes seuls à camper là en cette saison ; heureusement, il n'y a pas de bêtes dangereuses dans cette partie du pays... genre anaconda, crocodile où puma mais par contre, les moustiques s'en donnent à cœur joie !

Les cerros en revenant sur Ybi Yau

Nous passons en tout cas une très bonne nuit ; dans la campagne, les nuits sont plus fraîches et cela permet de bien «refroidir» Pégase sinon se serait étouffant ! Nous repartons tranquillement en fin de matinée sur Ybi Yau pour retrouver la route vers le sud et nous mangeons dans un petit restaurant au bord de la route : ici, un plat + une boisson revient à environ 6 euros pour deux ; çà ne vaut vraiment pas la peine de faire la cuisine !

Le rio Paraguay à Antequera

Nous descendons ensuite jusqu'à Santa Rosa avant de bifurquer jusqu'à Antequera, un petit village le long du rio Paraguay où nous nous installons pour la nuit près du fleuve ; le soir nous voyons passer quelques bateaux pour Asunción.

Bateau à bestiaux sur le fleuve


Rue d'Antequera au soleil du soir

Pégase au repos au bord du fleuve

Il n'y a pas beaucoup de ponts sur le fleuve ..

Nous passons une bonne nuit et au matin discutons avec quelques personnes du village très étonnées de nous voir là. Nous ne savons pas vraiment, lorsqu'on leur dit que nous venons «de Francia», s'ils savent exactement d'où l'on vient !

Coucher de soleil sur le rio Paraguay

Nous partons retrouver la grande route qui descend vers le sud et nous arrêtons pour faire quelques emplettes et manger à Santa Rosa. La dame chez qui nous mangeons nous propose très gentiment de nous installer sur son terrain à côté de la maison et lorsque nous lui demandons s'il y a internet dans le village, elle nous dit d'aller à l'hôtel voisin tenu par son neveu qui n'accepte pas que nous payons l'utilisation du wifi ! Nous passons la fin de journée à discuter avec elle et sa belle-fille et nous sommes invités à partager le téréré : c'est comme le maté des Argentins, mais au lieu de verser de l'eau chaude sur la «yerba maté», c'est de l'eau froide ; ils y ajoutent également des herbes médicinales. Ce n'est pas mauvais du tout et très rafraichissant !

L'auvent et les "sillas cable"

Nous parlons un peu du Paraguay ; au bout de quatre mois, nous avons fait des progrès en «castellano», - nom qu'ils donnent en Amérique du sud à la langue espagnole - et nous pouvons suivre une conversation, même s'il nous est encore un peu difficile de répondre ! Heureusement elles parlent toutes les deux le castellano et nous échangeons des informations sur nos pays respectifs : les climats si différents, la famille, les études, etc ...
 …
et les petits cochons dans la cour ...

Les Paraguayens apprennent deux langues à l'école : le castellano et le guarani, langue de la plus importante ethnie indienne de la région ; en réalité il n'y a plus ou très peu de guaranis «pur sucre» car dès l'époque des conquistadores (venus sans femmes !) le métissage a été très important. La langue guarani a été sauvegardée oralement par les femmes puis transcrite par les jésuites à l'époque des missions. Elle ne se parle qu'au Paraguay, nous n'avons donc pas tenté de l'apprendre mais elle est très présente dans la vie de tous les jours et beaucoup de noms de lieux viennent du guarani.

Discussion autour d'un téréré

Malgré la chaleur toujours intense, nous passons une bonne nuit et au matin, après avoir remercié Eulalia et Carmen pour leur accueil, nous continuons notre route vers le sud, en direction de la région des Misiones. Nous faisons un petit crochet par Villarica. Un peu à l'écart des grandes routes, c'est une petite ville sympathique et très vivante où se côtoient chars à bœufs, charrettes à cheval, mobylettes avec petites remorques ou sans, petites motos et voitures, sans parler des camions de toutes sortes ! Heureusement, les vaches ne rentrent pas dans la ville, sans quoi ...
Un karumbe dans une rue de Villarica
Voitures avec ou sans plaque d'immatriculation !

Nous nous garons sur une place près de l'église construite en ybaroty et allons faire un tour jusqu'au centre où se préparent les festivités pour le 14 Mai, jour de la fête nationale.

Eglise de Villarica en ybaroty

Les couleurs du Paraguay : rouge, blanc, bleu

La nuit tombant vite, nous restons là mais il y a la fête et jusqu'à tard le soir, musique à fond, pétards et motos pétaradantes …puis tout se calme et nous passons une bonne nuit !

Promenade sur la place centrale



Une école primaire

Nous reprenons la route le lendemain et retrouvons la grand route qui descend vers le sud du pays.


l'église de Quiindy

Nous faisons un arrêt pour manger et Alain achète un nécessaire à téréré : le thermos avec la guampa (le verre … qui n'est pas en verre mais en corne ou en métal) et la bombilla (avec laquelle on mélange et on aspire la boisson) et bien sûr la yerba maté et d'autres herbes : nous voilà parés !