Bonjour à toutes et à tous






" le voyage pour moi, ce n'est pas arriver, c'est partir. C'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c'est demain, éternellement demain"
Roland Dorgelès







jeudi 10 mai 2012

En route vers le Nord-Est



du 17 au 29 Avril 2012


Nous descendons plus rapidement le col - que nous connaissons déjà - avec malgré tout un petit arrêt pour contempler l'Aconcagua : cette fois, il a une belle couche de neige ! Puis c'est Uspallatta dans son écrin de verdure, le lac de Potrerillos et enfin Mendoza où nous nous arrêtons au même camping qu'à notre premier passage ; heureusement pour nous, il n'est pas encore fermé !

A la sortie du tunnel côté argentin

L'Aconcagua couvert de neige

Nous partons en ville le lendemain pour quelques courses, il fait beau et chaud même si le fond de l'air est plus frais ; c'est avec plaisir que nous retrouvons cette ville qui nous avait enchanté lors de notre première venue et le lendemain, nous nous lançons dans un nettoyage de Pégase : dire qu'il en avait besoin est un euphémisme !

Nous reprenons ensuite notre route, cette fois en direction de Cordoba où nous avons appris qu'il y avait un fabricant de camping-car qui pouvait éventuellement faire des réparations. Nous partons par San Luis ; à partir de là, nous sommes vraiment dans la plaine agricole, ce qui, évidemment, manque un peu d'attrait ! Puis nous arrivons à Cordoba, la 2ème ville du pays (+ de 1,5 million d'habitants). Nous sommes samedi et le fabricant de camping-car est fermé ; en attendant lundi, nous allons nous installer au camping : il est très loin du centre et n'est pas desservi par des bus : nous passons donc le week-end sur place ; le temps est gris et frais mais il y a beaucoup de monde, en particulier des jeunes arrivés par cars : nous avons droit aux asados du week-end avec musique à fond ! Mais les nuits sont calmes.

Le lundi dès l'aube, nous partons chez le fabricant de camping-car : il détermine notre panne mais ne peut réparer : tant pis, nous allons continuer comme çà ! Nous renonçons à entrer dans la ville et poursuivons notre chemin. Dans la Province de Cordoba mêmes les routes ont des péages et pourtant elles ne sont pas particulièrement en bon état ! Nous passons ensuite dans la Province de Santa Fe - nous ne nous arrêtons pas dans la ville car il pleut vraiment beaucoup - nous avons maintenant rejoint le Rio Paraná - c'est le deuxième fleuve d'Amérique du Sud : 4000 km - et nous le longeons côté ouest en remontant vers le Paraguay.

Vaches à moitié dans les marécages !

En fait, hormis à Santa Fe, nous ne voyons que très peu le fleuve, mais nous longeons plutôt la zone marécageuse qui le borde ; ici le pays est bien vert … et bien plat, ce ne sont que d'immenses champs qui se succèdent, avec de grands troupeaux qui paissent une herbe grasse. Heureusement, le ciel est moins gris, il ne pleut plus et nous avons repris quelques degrés.

Le rio Paraguay

C'est ensuite la province du Chaco où nous voulions faire halte à Resistencia mais le camping est tellement détrempé qu'il n'est pas question d'y risquer Pégase ; en fait, toute la région est complètement dans l'eau ! Les palmiers qui sont maintenant très nombreux - on se rapproche des tropiques - ont les pieds de l'eau …ce qui ne semble pas gêner les vaches et les chevaux qui pataugent, l'herbe jusqu'au ventre !

Des vaches, des palmiers et toujours beaucoup d'eau ...

Et même des gauchos

Nous arrivons ainsi dans la Province de Formosa, la dernière avant le Paraguay ; nous y abandonnons le rio Parana pour longer maintenant le rio Paraguay qui fait frontière. Nous nous arrêtons au bord du fleuve pour une halte champêtre : le fleuve est large et couvert de bancs d'une plante aquatique qui dérivent en fonction du vent. Au matin, sur le petit embarcadère, les pêcheurs ne peuvent seulement sortir leurs barques !

Campagne entre Santa Fe et Formosa

Plage d'Herradura au bord du rio Paraguay

En tout cas, nous y avons passé une très bonne nuit, malgré les hurlements des chiens errants le soir - comme au Maroc ! - Il fait très beau toute la journée mais la pluie est annoncée pour le lendemain. Nous partons ensuite sur Formosa, dernière grande ville avant la frontière où d'ailleurs nous passons la nuit : il fait un peu frais avec ce temps, mais bien que nous soyons maintenant en automne, les températures restent douces. Et c'est à nouveau la pluie et un ciel bien gris !

Pégase sous les palmiers

Le rio Paraguay encombré de plantes aquatiques

Le lendemain, en route pour Clorinda, dernière halte avant la frontière : nous roulons sous la pluie et juste avant d'arrivée : arrêt au niveau d'un poste de police (en Argentine il y en a partout mais on ne nous a que très rarement demandé les papiers ; ils veulent surtout savoir d'où nous venons «de Francia ! Ahh muy lindo» et où nous allons !) et nous restons là environ 1 h et demie ! Renseignements pris, il s'agit d'un barrage de salariés demandant une augmentation de salaires ; mais pas une seule manifestation de mauvaise humeur (la file fait quand même + d'un km de chaque côté ! Les uns prennent leur maté, les autres papotent pendant que les gendarmes règlent …le statu quo !!!

En arrivant vers la frontière ...
En fait, cette situation va durer toute la journée, avec de temps à autre une  «ouverture» du barrage, puis çà recommence et toujours sans une trace d'énervement : impressionnant !!! Comme ailleurs, la ville est pleine d'eau, ou plus exactement de boue ; nous préférons y attendre le lendemain pour arriver en début de journée au Paraguay d'autant qu'une amélioration du temps est prévue : c'est plus agréable de rouler sous le soleil.

En attendant la levée du barrage ...
C'est donc le 29 au matin que nous nous présentons au poste frontière pour aller à la découverte de notre 3ème pays d'Amérique du Sud ; nous retrouverons encore l'Argentine quand nous irons aux chutes d'Iguaçu mais nous sommes contents de changer un peu !