du 29 Avril au 3 Mai 2012
Ce poste frontière est un petit poste frontière et ne doit pas voir passer beaucoup d'étrangers comme nous mais surtout des Argentins. Les papiers sont rapidement faits : un homme nous accompagne de guichet en guichet ; il est pourtant difficile de s'égarer ! Des indiens vendent des bijoux de toutes couleurs, d'autres de la nourriture, le tout dans la boue car tout est complètement trempé. Au bureau paraguayen, le préposé tape le document de circulation du véhicule sur une machine à écrire qui a bien notre âge, pendant que le chef attend avec son tampon : bienvenue au Paraguay !
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| Le temps est gris mais nous sommes contents d'être au Paraguay ! |
Il parait bien minuscule sur la carte, entre les deux géants que sont le Brésil et l'Argentine, mais sa surface représente tout de même à peu près les ¾ du territoire français. Comme la Bolivie, il n'a pas d'accès à l'océan mais par contre trois grands fleuves le traversent où le longent : le rio Paraguay qui coupe le pays en deux avant de servir de frontière avec l'Argentine, le Parana et le Pilcomayo.
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| Il faut s'accoutumer à la circulation ! |
Nous commençons donc notre visite par Asuncion la capitale ; c'est un dimanche et la circulation est calme ; toute la route qui nous mène du pont sur le rio Paraguay à la capitale n'est qu'une longue suite de magasins de toutes sortes, depuis MacDo, Converse à de petites échoppes, puis nous voilà enfin dans la ville. Nous nous garons près d'un parc car il nous faut retirer de l'argent ; c'est la première fois de notre vie que nous sommes millionnaires en sortant d'un distributeur : nous avons en poche 1,5 million de guaranis
environ 250 euros !!!
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| En balade dans Asuncion |
Nous partons vers le microcentro où se trouve le palais présidentiel, le siège des députés et les rues anciennes de la ville ; cette partie longe le rio Paraguay et en contrebas, le long du fleuve, s'étirent des bidonvilles ; nous sommes assez déçus, pensant voir quelques immeubles anciens mais rien de bien extraordinaire et, en ce dimanche après-midi, la cathédrale est fermée !
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| Les bidonvilles au bord du rio Paraguay |
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| Juste derrière le Palais du Gouvernement |
Beaucoup de policiers patrouillent, des enfants des rues trainent çà et là, c'est un peu mort
. Nous allons manger dans un restaurant, histoire de faire connaissance avec la cuisine paraguayenne ; le problème, c'est que le nom des plats n'est pas écrit, mais c'est plutôt bon : viande bien sûr, légumes (patates douces), sortes de galettes à base de manioc et on paie au kilo !
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| La cathédrale |
Nous faisons encore un petit tour dans la ville - c'est dimanche et il y a peu de monde - puis repartons avec Pégase pour chercher un endroit où passer la nuit : nous voulons aller vers Luque ou Aregua, aux environs du lac Ypacarai, mais il y a très peu de panneaux de direction ! En fait, nous tournons en rond dans la banlieue d'Asuncion
et la nuit tombe vite ici : vers 17 h 30 il fait déjà sombre (actuellement il y a 6 heures de décalage avec la France). Nous finissons par échouer près d'une station-service gardée et éclairée mais la nuit n'est pas terrible car il y a beaucoup de mobylettes pétaradantes et nous devons partir de bonne heure pour ne pas gêner l'ouverture des magasins.
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| Dans le microcentro |
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| Les bus très colorés |
C'est donc à l'aube (6 heures !) que nous reprenons la route ; cette fois-ci, nous trouvons notre chemin ! Nous sommes enfin dans la campagne, la route est en très bon état, nous traversons de mignons petits villages, le temps est très agréable - un peu frais peut-être - mais soleil et ciel bleu semblent vouloir remplacer les nuages des jours derniers. Nous sommes dans la région appelée Cordillera : non, ce ne sont pas les Andes mais un paysage vallonné, plein de charme et nous arrivons bientôt au bord du lac Ypacarai à San Bernardino. «San Ber» est l'été le lieu branché pour la jeunesse d'Asuncion mais actuellement, début Mai, il n'y a guère de touristes !
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| Au bord du lac Ypacarai |
Nous allons faire un tour au «Cafe Frances», restaurant tenu par un couple français (mais il n'est que 9 h 00 et c'est encore fermé !) puis nous partons au camping ; là aussi, il n'y a personne car les clients sont rares en cette saison ! Finalement le patron arrive et nous allons nous installer : nous sommes donc seuls dans ce grand camping ombragé au bord du lac avec seulement deux vaches pour nous tenir compagnie.
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| Sur la "plage" du camping |
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| On dirait une vache sacrée |
Nous partons faire un tour dans San Bernardino et nous nous arrêtons au Cafe Francés ; cela nous permet d'avoir quelques informations «en français» sur le Paraguay et de prendre un petit dessert «bien de chez nous» : tarte aux pommes et mousse au chocolat ! Puis nous regagnons nos pénates. Ici, nous sommes au «Saint Trop» du Paraguay : belles maisons et paysages très agréables au bord du lac.
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| Le Cafe Frances à San Bernardino |
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| Et moi au camping |
Le lendemain 1er Mai est jour férié comme en France. Nous restons au camping et le patron vient nous tenir compagnie ; il est argentin mais installé ici depuis déjà longtemps et nous parle du pays ; il nous propose de participer le lendemain à un asado ce que nous acceptons avec plaisir ; une entreprise a organisé une journée de sports nature pour ses employés sur le terrain de camping et nous partagerons le repas.
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| Beaux morceaux de viande |
Dès l'aube, un vieux monsieur commence à préparer la viande : il fait un feu dans une petite fosse creusée dans la terre puis «empale» les morceaux de viande préalablement salés sur des pieux qu'il dispose ensuite au-dessus du feu ; il les tourne régulièrement, la graisse tombant dans les braises.
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| Le cuisinier faisant tourner ses "broches" |
Pendant ce temps, nous regardons les participants s'adonner à différents épreuves sportives : tir à la corde, acrobranche, kayak...
le temps est très beau et c'est un vrai régal ! En guise d'apéritif, Alain et Girardo font une partie d'échecs puis nous passons à table : la viande est très bonne, accompagnée de salades et de patates douces.
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| Pour s'ouvrir l'appétit |
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| Epreuve canoe prévue l'après-midi |
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| Là, çà cogite dur ! |
Notre séjour près du lac aura donc été très agréable mais nous avons envie de découvrir de nouveaux coins du pays et programmons notre départ pour le lendemain.